Un feu qui tire, pas un feu qui fume
Le secret d’un bon braai tient dans l’allumage. Un feu bien parti donne des braises régulières en une demi-heure ; un feu étouffé fume, chauffe mal et gâche la soirée. La méthode est toujours la même, quel que soit le modèle.
Ce qu’il faut
- Du bois dur sec, fendu en bûches d’un avant-bras (le Braaiwood Sicklebush, utilisé en cours, donne une braise longue et dense).
- Quelques morceaux de petit bois ou d’écorce.
- Un allume-feu naturel : laine de bois cirée, pomme de pin ou papier froissé. Jamais de liquide ni de cube chimique, qui parfument la cuisson.
- Une grille foyère qui surélève le bois pour laisser passer l’air.
La méthode, étape par étape
- Posez deux bûches parallèles sur la grille foyère, à une main d’écart.
- Glissez l’allume-feu et le petit bois entre les deux, en laissant de l’air.
- Croisez deux bûches par-dessus, façon cabane. Allumez par le bas.
- Laissez faire. Pas de soufflage, pas de couvercle : le foyer tire tout seul grâce à la cheminée.
- Quand les flammes retombent et que le bois est blanc en surface, ajoutez une à deux bûches. Vingt-cinq à trente minutes après l’allumage, les braises sont prêtes.
Les braises, pas les flammes
On cuisine sur les braises, jamais dans les flammes. Rassemblez-les sous la grille avec la pince longue : une couche épaisse d’un côté pour saisir, plus fine de l’autre pour finir doucement. Une bûche posée au fond du foyer, à l’écart, alimente la soirée sans relancer de flammes sur la grille.
Cette méthode est celle montrée à chaque cours du showroom de Chésalles. Elle s’apprend en une soirée, feu allumé.


